The Problem of Nationalism in the Early Reformation

Tom Scott

Abstract


Historians frequently dismiss any use of the term nationalism in the pre-modern period as conceptually illegitimate. In the early Reformation in Germany, the welter of confusing and competing terms to describe Luther’s audience—“nation,” “tongue,” “fatherland,” patria—appears to confirm that scepticism. At a regional level, however, where the descriptor Land lacks a precise English equivalent, a consciousness of local identity with undeniable “nationalist” connotations can be discerned, especially in the South-West borderlands with francophone areas. Yet this self-perception sits uneasily with comparable manifestations in Switzerland, where identity was not shaped agonistically over against “foreigners,” but was instead deployed by Zwingli and Bullinger to affirm a heroic past epitomized by valiant defence of true religion.

Dans leurs études sur les périodes prémodernes, les historiens mettent le plus souvent de côté le terme « nationalisme », jugé anachronique. Dans les débuts de la Réforme en Allemagne, une panoplie d’expressions déroutantes et concurrentes décrivait le public de Luther — « nation », « langue », « patrie », « pays » —, ce qui semble confirmer cette réticence. Toutefois, au niveau régional, alors que l’Anglais ne possède pas d’équivalent précis pour le terme « Land », on discerne une veritable conscience identitaire locale, aux connotations nationalistes indéniables, en particulier pour ce qui est des régions frontalières francophones du sud-ouest. Cependant, cette auto perception se compare difficilement avec des phénomènes similaires observables en Suisse, où ce type d’identité ne s’est pas construit de façon agonistique en opposition à l’étranger, mais plutôt, sous l’égide de Zwingli et de Bullinger, afin d’établir un passé héroïque marqué par la défense de la vraie religion.

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