Les premières traductions de l’Iphigénie à Aulis d’Euripide, d’Érasme à Thomas Sébillet

Virginie Leroux

Abstract


En 1506, Érasme est le premier à traduire en latin des tragédies grecques entières, en l’occurrence deux tragédies d’Euripide, Hécube et Iphigénie à Aulis. S’il adopte pour l’Hécube une traduction vers à vers, il opte dans l’Iphigénie pour une traduction plus détaillée en veillant à produire dans la langue cible les effets de l’original. Dans son ouvrage sur L’Hécube d’Euripide en France, Bruno Garnier a montré comment la traduction latine d’Érasme a influencé la première traduction française de l’Hécube, attribuée à Guillaume Bochetel (1544). Cet article est consacré aux premières traductions de l’Iphigénie à Aulis et, en particulier, à celle de Thomas Sébillet qui se mesure à Érasme pour démontrer, contre Joachim Du Bellay, la capacité d’une traduction poétique à illustrer la langue française.

In 1506, Erasmus was the first person to translate complete Greek tragedies into Latin, in this case two tragedies by Euripides, Hecuba and Iphigenia at Aulis. Though he used a verse by verse translation for Hecuba, he opted in Iphigenia for a more detailed translation, taking care to reproduce in the target language the effects of the original. In his work on Euripides’ Hecuba in France, Bruno Garnier has shown how the Latin translation of Erasmus influenced the first French translation of Hecuba, attributed to Guillaume Bochetel (1544). This article addresses the first translations of Iphigenia at Aulis and in particular that of Thomas Sébillet. He pitted himself against Erasmus to demonstrate, contrary to Joachim Du Bellay, the capacity of a poetic translation to exemplify the French language.

Full Text:

  Login to Iter to gain access. This content is for Iter Subscribers Only.