La farse d’Amphitrion (Anvers, 1504), première traduction française d’une comédie plautinienne

Mathieu Ferrand

Abstract


La farse d’Amphitrion paraît à Anvers en 1504, dans un recueil de vers anonymes. Il s’agit de la première traduction française d’une comédie plautinienne. L’analyse du texte et du paratexte permet d’abord de reconstituer le portrait intellectuel de l’auteur — un poète de la cour de Bourgogne — et de proposer une identification. L’analyse de la traduction permet ensuite d’apprécier comment le poète comprend la langue plautinienne, souvent difficile, et comment il tente de traduire sa vis comica. Une attention toute particulière est portée à la façon dont il rend l’agilité verbale de Plaute (jeux de mots, expressions imagées, stichomythies, etc.) et ses jeux de scène, utilisant pour cela les ressources du théâtre — et notamment du théâtre contemporain. Le poète bourguignon offre ainsi à ses lecteurs un texte non seulement fidèle à son modèle, mais aussi lisible et efficace.

La farse d’Amphitrion [The Farce of Amphitryon] was published in Anvers in 1504, in a collection of anonymous verse. It was the first French translation of a Plautine comedy. First, textual and paratextual analysis enables us to reconstruct an intellectual portrait of the author — a poet in the court of Burgundy — and to propose an identification. Analysis of the translation then reveals how the poet understood Plautine language, which was often difficult, and how he sought to translate his vis comica. Special attention is given to the way in which he renders Plautus’ verbal agility (word play, imagery, stichomythias, etc.) and his stage games, using the resources of the theatre — and notably of contemporary theatre. The Burgundian poet offered his readers a text which was not only faithful to its original, but also readable and effective.

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