Toning Down Abraham: Arthur Golding’s 1577 Translation, A Tragedie of Abraham’s Sacrifice

Anne G. Graham

Abstract


Arthur Golding was a prolific Elizabethan translator, most famous for his rendering of Ovid’s Metamorphoses. In 1577, he translated Théodore de Bèze’s 1550 tragedy, Abraham sacrifiant. While the Huguenot’s play has been widely studied, Golding’s translation has received almost no scholarly attention. This article aims to correct this oversight through a comparison of Golding’s version with the original. The analysis shows that Golding in large part employs a deferential approach to the translation of Bèze’s play, one that is in keeping with the religious nature of the text. However, this article also demonstrates that Golding switches translation styles in key moments of the Huguenot tragedy, in particular where Bèze emphasizes the scandalous nature of God’s command and Abraham’s dilemma. In these moments, Golding uses a variety of strategies to lessen the scandalous nature of the text, thereby “pre-digesting” the material for the reader. This editorial tactic will be viewed in relation both to the interpretive approach espoused by Golding in his preface to the Metamorphoses, and to John Calvin’s treatise on offense (scandal), which Golding was translating at the same time as Ovid’s poem.

Traducteur élisabéthain prolifique, Arthur Golding est surtout connu aujourd’hui pour sa traduction anglaise des Métamorphoses d’Ovide. En 1577, il a également traduit la tragédie de Théodore de Bèze intitulée Abraham sacrifiant (1550). Alors que la pièce de Bèze a été largement étudiée, la recherche a presqu’entièrement négligé sa traduction par Golding. Le présent article propose de remédier à cette lacune en comparant la traduction de Golding avec le texte original français. Notre analyse montre que Golding adopte une approche fidèle et déférente à sa traduction de la pièce de Bèze, conforme à la nature religieuse du texte. Toutefois, on montre également que Golding change de style de traduction à des moments cruciaux de la tragédie huguenote, en particulier lorsque Bèze fait ressortir l’aspect scandaleux du commandement de Dieu et le dilemme d’Abraham. Dans ces moments, Golding adopte une série de stratégies visant à réduire la nature scandaleuse du texte, offrant de cette façon au lecteur une version « pré-digérée » du récit. La tactique éditoriale de Golding est examinée en relation avec deux autres textes : l’approche interprétative qu’il présente dans la préface à ses Métamorphoses, et le traité de Jean Calvin, Des Scandales, que Golding traduisait précisément en même temps que le poème d’Ovide.

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